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Infos Afrique

Lutte contre le SIDA : mise au point d'un test de dépistage à domicile
OraQuick, c'est le nom donné par les experts au nouveau test de dépistage du virus du Sida à domicile. En pratique, il suffit de peu pour effectuer le test: de la salive sur un tampon, et en 20 minute, le résultat apparaît. Cette nouvelle trouvaille des scientifiques intéresse beaucoup l'OMS dans la mesure où le dépistage sur base d'un échantillon de salive, est dit fiable à 93%. Afrique, 60% des personnes contaminées par la VIH ignorent leur statut. OraQuick pourrait être distribué en pharmacie dès que l'autorité sanitaire américaine, composée d'experts indépendants, aura donné son aval. Aux Etats-Unis, il devrait être commercialisé à 60 dollars, ce qui est beaucoup trop cher pour le continent africain. Mais l'OMS est déjà entrain de négocier avec les industries pharmaceutiques pour qu'il soit accessible à tous. OraQuick permettra surtout à près de 60% des personnes contaminées par le VIH et qui l'ignorent, de connaître enfin leur sérologie.

Cameroun: Bolloré promet de construire une ligne de TGV
Le PDG du Groupe Bolloré qui a récemment séjourné au Cameroun, a annoncé la construction dans les prochaines années, d'une ligne de TGV qui reliera Douala la capitale économique à Yaoundé la capitale politique. L'annonce de cette importante nouvelle à la presse faisait suite à une longue audience que lui a accordée le président camerounais Paul Biya. Vincent Bolloré a fait savoir que son groupe allait consacrer près de 100 millions de dollars au chantier. Il a également évoqué des projets d'extension du réseau ferroviaire camerounais aux pays voisins. Il faut relever que le Groupe Bolloré est déjà l'opérateur du chemin de fer du Cameroun, depuis sa privatisation en 1999 et détient également la concession du terminal portuaire de Douala. Il a une forte implantation en Afrique avec notamment des activités portuaires à Abidjan en Côte d'Ivoire, Lomé au Togo, Cotonou au Bénin, Port Gentil au Gabon, ou encore à Pointe Noire au Congo Brazzaville.

Mali : Pour la Cédéao, l'impasse politique est de la faute de la junte
L'Afrique de l'Ouest a constaté vendredi l'"impasse" du processus de transition au Mali et a accusé l'ex-junte d'être responsable de ce "blocage" et de faire preuve de "défiance" à l'égard des pays de la région. "L'échec" des dernières discussions entre les ex-putschistes du 22 mars à Bamako et la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) "plonge le processus de transition dans une certaine impasse", a déclaré le ministre ivoirien des Affaires étrangères, Daniel Kablan Duncan, à l'ouverture d'un conseil des ministres de la Cédéao à Abidjan, centré sur la réforme de l'organisation régionale. "La junte a elle-même créé" ce "blocage" et cherche à "dévoyer le processus politique enclenché par la Cédéao" depuis l'accord de sortie de crise du 6 avril, a affirmé le ministre, dont le pays dirige actuellement la Cédéao. "Mue par un agenda autre, la junte malienne", qui n'est "pas en soi une entité légale et constitutionnelle reconnue", "exprime ouvertement son opposition au retour à l'ordre constitutionnel au Mali", a-t-il accusé. "Jusqu'à quand la Cédéao pourra-t-elle laisser prospérer les actes de défiance de la junte malienne sans perdre sa crédibilité et son audience au plan régional et international?", a lancé M. Kablan. Un nouveau sommet de ministres de l'organisation régionale, sur le Mali et la crise en Guinée-Bissau, est prévu samedi à Abidjan. Le Burkina Faso, qui conduit la médiation dans la crise malienne, a indiqué jeudi que les discussions allaient reprendre "ce week-end" avec l'ex-junte, en plein blocage politique. Les ex-putschistes gardent une forte influence et, bien qu'ayant accepté de rendre le pouvoir aux civils, s'opposent au maintien du président par intérim Dioncounda Traoré, investi le 12 avril, au-delà de 40 jours, soit le 22 mai. Lundi, le chef de l'ex-junte, le capitaine Amadou Haya Sanogo, a prôné une "convention nationale" pour choisir le président de transition, idée rejetée par Dioncounda Traoré et la Cédéao, qui a réitéré jeudi des menaces de sanctions ciblées. Le coup d'Etat du 22 mars a favorisé la chute du nord du Mali aux mains de groupes armés, notamment islamistes, coupant le pays en deux.

Afrique du Sud : un tableau représentant Jacob Zuma fait polémique
Un tableau du président sud-africain Jacob Zuma, le représentant à la manière de Lénine avec un sexe bien en évidence, faisait polémique vendredi en Afrique du Sud, l'ANC au pouvoir exigeant le décrochage de l'oeuvre, exposée à Johannesburg. Directement inspiré d'une célèbre affiche soviétique dont il reprend les couleurs, rouge, jaune et noir, le tableau "The Spear" (la lance) montre un Zuma inspiré, exposant son pénis. Il est la pièce centrale de l'exposition du plasticien sud-africain Brett Murray (né en 1961) présentée jusqu'au 16 juin par la Goodman Gallery, une galerie privée de Johannesburg. Une soixantaine d'oeuvres y figurent, et la plupart détournent les symboles du parti qui a libéré l'Afrique du Sud de l'apartheid et est au pouvoir depuis 1994, en jouant avec les canons du réalisme socialiste. L'exposition est intitulée "Salut au voleur", une allusion aux affaires de corruption qui minent le pouvoir du Congrès national africain (ANC). Le parti présidentiel s'est "indigné" et a sommé la galerie de décrocher l'oeuvre, éventuellement par voie légale. "L'image et la dignité de notre président, en tant que président de l'ANC, président de la République et être humain, est abîmée par cette soi-disante oeuvre d'art de Brett Murray à la Goodman Gallery", a déclaré l'ANC dans un communiqué. "Nous avons demandé à nos avocats de saisir les tribunaux pour contraindre Brett Murray et la Goodman Gallery de décrocher le portrait et de le retirer de son site internet, et aussi de détruire tout le matériel promotionnel", a-t-il ajouté. Le parti gouvernemental s'est également offusqué qu'une autre oeuvre reprenne sans son autorisation le logo de l'ANC, en l'espèce affublé d'une mention "à vendre". La confédération syndicale Cosatu et le Parti communiste, alliés de l'ANC, ont rapidement publié des communiqués condamnant l'oeuvre. "Nous pensons que ça serait de la censure d'enlever la peinture", a réagi auprès de l'AFP Lara Koseff, porte-parole de la Goodman Gallery. L'ANC "ressent la soi-disante représentation de notre président comme une diffamation. Nos avocats leur ont écrit pour dire que nous n'enlèverons pas le tableau", a-t-elle assuré à l'AFP.




























